Au soir de la nomination de Philippe à Matignon, il avait glissé à Macron : C’est un bon coup électoral. Après, il n’est pas sur notre ligne politique et, à partir de ce soir, tu as un rival ». « Bayrou veut tuer les ex-Républicains. Il est loyal à Macron et trouve qu’il s’est fait mettre la corde au cou par les Le Maire, Philippe et Darmanin. Macron, qui est machiavélique, ne peut pas le faire lui, il le laisse s’en charger », spécule un macroniste. Ces jours-ci, on lui prête des vues sur Matignon. « Des conneries ! » lâche Bayrou avec son franc-parler, en étrillant « les petites manœuvres » et « guérillas » d’appareil. Son ambition, martèle-t-il, c’est la réussite de Macron. « C’est pour moi l’affaire essentielle. J’ai beaucoup de considération pour lui, c’est quelqu’un que j’estime et que j’aime bien. Je pense qu’il est la seule chance de réussite ». J’avais quelques doutes, vite dissipés dès lors que le cahier des charges allait être respecté. On imaginait une charte destinée à consigner les droits de chacun et à régler les intérêts, mais politiquement et moralement, on imaginait cette charte aussi solennelle que les lois constitutionnelles d’un pays. Cette charte, c’était la moralisation de la vie politique, le point de ralliement de l’essentiel des militants du MODEM. Et vous avez gagné ! Il y eu quelques discordes vite réglées et qui portaient sur le retour sur investissement, sur la juste récompense du soutien, pas encore sur le fond du programme. Sur 458 candidats labellisés LREM, 308 sièges reviennent au seul parti de Macron et 42 au MODEM. Un triomphe comptable mais un triomphe quand même. C’était mieux que Jean Lassalle tout seul qui fait vibrer ses cordes vocales à l’Assemblée Nationale. Mais vite, vous êtes rattrapé par les affaires, car tout est allé trop vite, au rythme imposé par ces jeunes loups du nouveau président. Vous avez changé de tempo. Impétuosité contre sérénité. Le tempo n’était plus celui qu’on vous connaissait, lenteur et réflexion philosophique autant que politique. Toutefois il arrive que la demande dépasse l’offre et plusieurs personnes paient pour le même poste. Alors le fonctionnaire prend l’argent et donne le poste au mieux disant. Tant pis pour les autres car ils ne peuvent même pas protester ni se plaindre. Comme l’adultère, en matière de corruption c’est trompe qui peut. Du moins c’est ainsi dans le cadre de ce qu’il convient de nommer le droit commun de la corruption. Mais je voulais surtout parler de l’autre corruption pour souligner la vertu de la corruption institutionnalisée et entretenue par les pouvoirs publics du Cameroun. Il s’agit d’une politique délibérée qui prend sa source et son inspiration dans la rémunération du fonctionnaire. Son salaire. La politique du renouveau est de payer un salaire le plus bas au fonctionnaire. Du plus bas fonctionnaire au plus haut fonctionnaire l’État paie des salaires minables, misérables. Ce n’est pas faute d’argent pour payer les fonctionnaires. C’est délibérément pour s’assurer leur obéissance et leur soumission. L’accumulation de charges électriques sur la plaque de verre lors du contact des doigts de l’utilisateur transfère une partie de ces charges dans les doigts, ce qui provoque un déficit qu’il suffit ensuite de localiser pour traiter l’information. Le traitement de l’information se fait au moyen d’un algorithme de calcul intégré directement dans le périphérique. Il détermine le ou les points d’impact (dans le cas du multi touch), le sens du mouvement, parfois la pression exercée, et agit en conséquence. En termes un peu moins techniques, le ou les doigts posés sur un écran créent une perturbation électrique, que la grille placée sous le verre localise pour repérer les actions et mouvements. Elle fait alors le rapport avec ce qui est affiché à l’écran à ce moment là, pour traduire les effets de l’utilisateur et agir un peu comme le fait une souris sur un écran « normal ». » En cette fin d’après-midi, ce lundi 26 novembre, au quartier général des Gilets jaunes, au rond-point de Lanjouan à Lamballe (Côtes-d’Armor), un barrage filtrant a été mis en place pour recueillir les doléances des automobilistes. À Saint-Alban aussi, on s’installe comme il faut au rond-point du Poirier. Cet après-midi, les Gilets jaunes de Lamballe ont mis en place un barrage filtrant au rond-point de Lanjouan, là où ils ont installé leur quartier général, ouvert de 7 h à 22 h, tous les jours. Ils demandent aux automobilistes leurs doléances, qu’ils consignent dans un cahier. « Ce qu’on fait, ce n’est pas pour vous embêter, insiste une représentante des Gilets jaunes. On se bat aussi pour vous. Donnez-nous vos doléances. C’est le moment. Le principe est que chacun donne ses idées. Ensuite, nous mettrons en place des actions. On ciblera des points qui touchent l’État ». Il faut toujours se poser les bonnes questions : à qui profite le crime ? Imaginez une manif des gilets jaunes samedi dernier sans les casseurs. Ils seraient allés chercher Macron à l’Elysée. Les casseurs ont été encouragés à venir par les pouvoirs publics eux-mêmes. En effet, le fait de ne pas respecter les normes, selon Émile Durkheim, est une forme d’affaiblissement des règlements existant dans certaines sociétés. Les policiers et les transporteurs, tout comme les candidats au concours de la police, bien que connaissant l’existence des règles et des interdits, ne s’y conforment pas. « L’existence des normes et le respect de celles-ci sont deux problèmes distincts. 36L’analyse socio-économique du lien entre la corruption et la pauvreté paraît délicate si l’on ne délimite pas la frontière entre la « corruption » qui fait l’objet de notre étude et la grande corruption. Les enquêtes que nous avons menées auprès des forces de l’ordre et des transporteurs révèlent l’idée que se font les différents acteurs et l’impact de leurs pratiques sur la pauvreté et le développement. «On lui a dit qu’on n’avait pas trop le temps mais que l’on était toujours intéressé. C’est à partir de ce moment-là qu’il est devenu très agressif». On me parle de textos «surréalistes». Lors de notre rencontre, l'ancien assistant parlementaire évoque des «blocages». Au sein de l’AFP, on juge surtout que le papier est «bancal», sans infos «bétonnées». «On lui ai laissé sa chance, m’indique-t-on au sein du bureau de l’AFP Bretagne. On est resté en contact avec lui avant la présidentielle jusqu’aux législatives. On a fait abstraction de son comportement. On peut être agressif et en vouloir à la terre entière mais il y a des limites. Mais Nicolas Grégoire n’a pas été comme cela avec tous les journalistes. Paul Aveline, journaliste à Buzzfeed, l’a contacté car il enquêtait déjà sur les emplois fictifs du MoDem quand le papier est sorti: «Je n’ai jamais eu de problèmes avec lui. Il n’a jamais été agressif ou insultant. Quand j’ai expliqué pourquoi Buzzfeed n’avait pas repris son article il a compris, explique-t-il. Le pire c'est qu'il doit se trouver très drôle. Dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron publiée cette semaine sur son site internet l'intellectuel préféré de Causeur et Valeurs Actuelles derrière Zemmour, Michel Onfray, s'est livré à toute une série de sous-entendus aux mauvais relents homophobes. Onfray revient dans la missive sur la photo du chef de l'Etat prise aux Antilles avec deux jeunes torse nu où l'un adresse un doigt d'honneur à l'objectif. Partant de cet index dressé, l'essayiste se lance dans une analogie douteuse, où chaque argument se transforme en "doigt dans le cul". La suite de son texte, entre prose ampoulée et mépris de classe, continue dans la même veine. A un autre moment, il sous-entend que si le président soutient Benalla ce n'est pas sans raison, avant de comparer le chef de l'Etat à Hitler, Staline et Mao. Pour conclure, le pseudo-philosophe explique que la politique d'Emmanuel Macron est un fist-fucking, ou comme il le traduit : "La main, puis tout le bras dans le cul".